18/01/2019

Sainte Théophanie de notre Seigneur, Dieu et Sauveur Jésus Christ.


Voulant sauver l'homme égaré,  Tu n'as pas dédaigné de revêtir l'aspect du Serviteur,  car il te convenait, Seigneur notre Dieu,  d'assumer la condition humaine pour nous;  Rédempteur, en Te laissant baptiser dans ta chair,  Tu nous as jugés dignes du pardon;  c'est pourquoi nous Te crions:  Christ notre Dieu et Bienfaiteur, gloire à Toi! Stichère des Vêpres de la Théophanie


Extrait de la prière de la grande bénédiction des Eaux 
de la Théophanie

Trinité transcendant tous les êtres (...)  agrée ma prière pour le peuple ici présent; puissent mes fautes ne pas empêcher la venue de ton saint Esprit; accorde-moi plutôt de pouvoir, sans être condamné, Te crier et te dire aussi maintenant, suprême Bonté: 

Nous te glorifions, Seigneur ami des hommes, Tout-puissant, Roi d'avant les siècles. Nous te glorifions, Auteur de l'entière création. 

Nous te glorifions, Fils unique de Dieu que sans père une Mère a conçu et qui sans mère du Père es issu. 

Au cours de la fête passée, c'est comme enfant que nous t'avons vu; en la présente fête nous contemplons ta perfection, comme le Parfait, né du Parfait, se manifestant notre Dieu. Car ce jour est pour nous celui de la Fête: le chœur des Saints est assemblé avec nous, les Anges s'unissent à la festivité humaine. En ce jour la grâce du saint Esprit, sous forme de colombe, est descendue sur les eaux. 

En ce jour le soleil sans déclin s'est levé, le monde est éclairé par la lumière du Seigneur. En ce jour la lune éclaire aussi le monde par la clarté de ses rayons. 

En ce jour les astres lumineux embellissent l'univers en rayonnant de tous leurs feux. 

En ce jour les nuées distillent depuis le ciel une rosée de justice pour l'humanité. En ce jour l'Incréé veut que sa propre créature lui impose la main. 

En ce jour le Prophète et Précurseur vient au-devant du Maître, mais il approche en tremblant, voyant Dieu s'abaisser jusqu'à nous. 

En ce jour les flots du Jourdain acquièrent la vertu de guérir par la présence du Seigneur. En ce jour un courant mystique abreuve l'entière création. 

En ce jour les fautes des humains sont lavées par les eaux du Jourdain. 

En ce jour le Paradis s'est ouvert pour les hommes et le Soleil de justice répand sur nous sa clarté. 

En ce jour l'eau amère, comme au temps de Moïse, pour le peuple est changée en eau douce par la présence du Seigneur. 

En ce jour nous mettions fin à l'antique lamentation et nous fûmes sauvés, en nouvel Israël. 

En ce jour nous étions délivrés des ténèbres pour resplendir clairement de la connaissance de Dieu. 

En ce jour la grisaille du monde est dissipée par l'épiphanie de notre Dieu. 

En ce jour l'entière création brille comme lampe allumée depuis le ciel. 

En ce jour l'erreur fut abolie, l'avènement du Maître nous traçant la voie du salut. 

Ce jour est une fête en haut comme ici-bas, les êtres de ce bas monde rencontrent ceux des hauteurs. 

En ce jour les vrais croyants élèvent leur voix joyeuse en une sainte festivité. 

En ce jour le Maître se hâte vers le baptême pour relever l'humanité. En ce jour l'Immuable s'incline vers son propre serviteur pour nous libérer de la servitude. 

En ce jour nous avons acquis le royaume des cieux, ce règne du Seigneur qui n'aura pas de fin. 

En ce jour la terre et la mer ont partagé la joie du monde, un monde que l'allégresse a rempli. Les eaux te virent, ô Dieu, les eaux te virent et furent en émoi. 

Le Jourdain retourna en arrière, voyant le feu de la divinité descendre en un corps et venir jusqu'à lui. 

Le Jourdain retourna en arrière, lorsqu'il vit l'Esprit saint descendre sous forme de colombe et voler autour de toi. 

Le Jourdain retourna en arrière, voyant l'Invisible se laisser voir, le Créateur ayant pris chair, le Maître sous la forme de serviteur. 

Le Jourdain retourna en arrière, et les montagnes bondissaient voyant Dieu dans la chair. Les nuées firent entendre leur voix, s'émerveillant que soit venu, Lumière de Lumière, le vrai Dieu né du vrai Dieu. 

En ce jour de fête nous voyons au Jourdain le Seigneur y engloutir les chaînes de l'Enfer, l'aiguillon de l'erreur, la mort que la désobéissance nous valut, et donner au monde le Baptême du salut. 

06/01/2019

Sainte et Radieuse Fête de la Nativité


Le 7 janvier civil, correspondant au 25 Décembre du calendrier de l'Eglise orthodoxe, nous fêtons la Nativité selon la Chair de Notre Seigneur Dieu et Sauveur Jésus-Christ. En cette nuit, nous faisons également mémoire des Mages: Melchior, Gaspard et Balthazar et les Bergers de Bethléem

Grotte de Bethléem, prépare-toi:  voici qu'arrive la Brebis  qui porte en ses entrailles le Christ.  Crèche, accueille celui  dont le verbe nous délivre, nous mortels,  de nos œuvres sans verbe ni rai¬son.  Bergers qui passez la nuit dans les champs, . par votre témoignage confirmez le miracle étonnant,  Mages de Perse, apportez au Roi l'or, la myrrhe et l'encens;  car de la Vierge Mère a paru le Seigneur  qu'elle adore, humblement inclinée,  disant à celui qu'elle porte en ses bras:  Comment as-tu été semé dans mon sein,  comment t'y es-tu développé,  ô Jésus, mon Rédempteur et mon Dieu?

(Doxologie du Lucernaire des Vêpres de la Nativité)

DIMANCHE 6 JANVIER 2018 
A 20H00
Chapelle monastique Saint Jean Cassien, 
2, rue Briffaut, 
13005 MARSEILLE


Détail du Programme Liturgique de la nuit de la Nativité

20h00: Célébration de l'Office des Grandes Complies, des Matines Prime 
suivie de la Divine Liturgie de la Nativité (Saint Basile) 


Rappels importants:


Nous rappelons que pour communier:

- Il faut être orthodoxe

- Il faut s'être spirituellement préparé par la prière

- Mais également par le jeûne et la confession.

- Une tenue modeste et la tête couverte pour les dames (pendant l'Office) sont les bienvenus.

Question: Pourquoi les orthodoxes fêtent-ils Noël le 6 janvier et non pas le 25 Décembre?
Réponse: 6 janvier de notre calendrier civil correspond au 25 Décembre du calendrier ecclésiastique orthodoxe / calendrier julien)


CANTIQUES TRADITIONNELS DE FRANCE 
EN L'HONNEUR DE LA NATIVITÉ

09/12/2018

Prière pour la France


Seigneur Jésus Christ notre Dieu, Toi qui es venu, non pour juger le  monde, mais pour le sauver; Toi qui es monté librement sur la Croix pour tous les humains; Toi qui, dans ton amour ineffable et ton indicible compassion, veilles au bien et au libre salut de chacun; Toi qui es invisiblement présent dans ton monde et dans notre pays par le Corps de ta sainte Eglise, accepte les prières de supplication et de louange que nous t’adressons pour notre patrie la France, justement mais cruellement éprouvée. Seigneur Jésus Christ notre Dieu, par les prières et la protection de ta Mère très pure et immaculée, du saint archange Michel, Protecteur de la France, des saints de notre pays, en particulier de notre mère parmi les saints Marie Madeleine Egale-aux-apôtres dont les reliques sanctifient notre sol, de son disciple saint Maximin, de saint Lazare ton ami, des saints Jean Cassien et Victor de Marseille, Martin de Tours, Irénée de Lyon, Hilaire de Poitiers, Germain d’Auxerre, Germain de Paris; de saintCloud, sainte Geneviève et sainte Radegonde et de tous les saints moines et moniales de notre pays; des saints et victorieux martyrs Pothin et Blandine de Lyon et de tous les saints martyrs de France : éclaire, inspire, convertis et sauve notre patrie la France, ceux qui la gouvernent et tout son peuple. A nous qui te supplions dans la vraie Foi, accorde la grâce du non jugement, la conscience libre, la force du saint Esprit pour témoigner de ta vérité dans la paix qui vient de toi. Accorde-nous la grâce de voir nos propres fautes et d’accueillir ton pardon. Donne-nous de te glorifier et de te célébrer pour la bienveillance que Tu manifestes à notre pays, à ceux qui le gouvernent et à tout son peuple. Inspire-nous de te célébrer en premier lieu pour la révélation que Tu as donnée de toi-même à nos Pères et à ceux qui, en ce jour, sur cette même terre bénie de France, te confessent avec ton Père coéternel et ton très saint, bon et vivifiant Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles : Amen!


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05/12/2018

La Petite et la Grande Entrée dans la divine Liturgie: Explications

La Divine Liturgie (Messe) de Saint Jean Chrysostome (comme celle de Saint Basile qui est utilisée en Carême ou certains jours de fêtes) se caractérise par deux processions solennelles qui sont porteuses d'un sens très profond pour le chrétien orthodoxe.

Portes Royales du Sanctuaire, séparant la nef de l'Autel.
(Photo réalisée en l'église de Notre Dame, Source vivifiante à Kiev - Recteur: Archiprêtre Valérii Semantso)

LA PETITE ENTRÉE : DESCRIPTIF

La Petite Entrée s'effectue au début de la Divine Liturgie, pendant le chant de la troisième antienne qui est habituellement le chant des Béatitudes (Matthieu 5, 3-12). (Ce chant est  remplacé une autre antienne par un autre si c'est une grande fête).

Dans ton Royaume, souviens-toi de nous, Seigneur.

Bienheureux les pauvres en esprit, car le Royaume des Cieux est à eux.

Bienheureux les affligés, car ils seront consolés.

Bienheureux les doux, car ils hériteront la terre.

Bienheureux les affamés et assoiffés de justice, car ils seront rassasiés.

Bienheureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde.

Bienheureux les cœurs purs, car ils verront Dieu.

Bienheureux les pacificateurs, car ils seront appelés fils de Dieu.

Bienheureux les persécutés pour la justice, car le Royaume des Cieux est à eux.

Bienheureux serez-vous lorsqu’on vous outragera, qu’on vous persécutera, et qu’on dira faussement de vous toute sorte de mal à cause de moi.

Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux.



Pendant le chant des Béatitudes, les Portes Royales sont ouvertes. Le prêtre remet l’évangéliaire au diacre. Précédés d’un acolyte porteur d’un cierge, ils sortent du sanctuaire par une porte latérale de l'iconostase. Le diacre portant l'Evangile au niveau de la tête, marche devant le prêtre. 

Pendant cette procession, un dialogue s'effectue à voix basse entre les deux célébrants:

Le Diacre dit au Prêtre : Prions le Seigneur.

Prêtre : Maître, Seigneur notre Dieu, Toi qui as établi dans les cieux les ordres et les armées des anges et des archanges pour le service de Ta gloire, fais que notre entrée soit aussi celle de Tes anges saints afin qu’ils célèbrent et glorifient avec nous Ta bonté. Car à Toi appartiennent toute gloire, honneur et adoration, Père, Fils et Saint Esprit, maintenant et toujours et aux siècles des siècles. Amen.

Arrivés devant les Portes royales le dialogue entre le Prêtre et le Diacre continue. Le diacre se tourne vers le prêtre et lui dit :

Diacre : Bénis, père, la sainte entrée.

Le Prêtre bénissant l'Entrée (c'est à dire le passage des Portes Royales ouvertes): + Bénie est l’Entrée de Ton Sanctuaire, maintenant et toujours et aux siècles des siècles. Amen.

Puis le diacre proclame à pleine voix:


Diacre : Sagesse! Tenons-nous droit !

Le prêtre et le diacre pénètrent dans le sanctuaire par les Portes Royales ; le diacre dépose l’évangéliaire sur l’autel, pendant que le Choeur entonne ce chant solennel (qui peut varier selon les jours et la fête célébrée).

Choeur: Venez, adorons et prosternons-nous devant le Christ, ressuscité d'entre les morts. Sauve-nous qui Te chantons; Alléluia.


(Petite Entrée lors d'une liturgie Pontificale : 
- Choeur du monastère Sretensky à San Francisco)



LA GRANDE ENTRÉE : DESCRIPTIF

La Grande Entrée s'effectue au milieu de la Liturgie. Pendant l'exécution du chant de Hymne des Chérubins, le prêtre remet au diacre le diskos (la patène ou "assiette" sur laquelle repose ce qui va réellement devenir le Corps du Seigneur Jésus-Christ). Lui-même prends le Calice (la coupe dans laquelle il y a le vin qui sera consacré et deviendra réellement le Sang du Seigneur Jésus-Christ).
Nous qui mystiquement représentons les chérubins,
nous qui mystiquement représentons les chérubins,
et chantons l’hymne trois fois sainte à la vivifiante Trinité,
et chantons l’hymne trois fois sainte à la vivifiante Trinité,
déposons maintenant tous les soucis du monde,
déposons maintenant tous les soucis du monde.


Précédée du porte-cierge, la procession du diacre et du prêtre avec le diskos et le calice sort du sanctuaire et vient se placer devant les Portes Royales. Le prêtre fait alors les commémorations solonnelles:

Prêtre: Que le Seigneur Dieu se souvienne dans son Royaume de notre patriarche N..., de notre évêque N... en tout temps, maintenant et toujours et aux siècles des siècles. Que le Seigneur Dieu se souvienne dans son Royaume de notre pays et de ceux qui nous gouvernent en tout temps, maintenant et toujours et aux siècles des siècles. Que le Seigneur Dieu se souvienne dans son Royaume (on peut nommer ici des intentions particulières : ) des serviteurs et des servantes de Dieu NN... en tout temps, maintenant et toujours et aux siècles des siècles. Que le Seigneur Dieu se souvienne dans son Royaume de vous tous chrétiens orthodoxes, en tout temps, maintenant et toujours et aux siècles des siècles.

Tous: Amen.

Ces intentions (dont la forme peut varier selon les usages des Eglises locales) terminées, le prêtre et le diacre pénètrent dans le sanctuaire par les portes Royales, pendant que le Cheur chante:

Choeur: Pour recevoir le Roi de toutes choses, invisiblement porté par les anges. Pour recevoir le Roi de toutes choses, invisiblement porté par les anges. Alléluia, alléluia, alléluia.

Pendant que le Choeur exécute ce chant, le diacre entre dans le Sanctuaire ainsi que le(s) prêtre(e) .S'engage alors un dialogue à voix basse entre le prêtre principal et le diacre:

Diacre dit au prêtre : Que le Seigneur se souvienne de ton sacerdoce dans son Royaume.

Prêtre: Que le Seigneur se souvienne de ton diaconat dans son Royaume, en tout temps, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles.

Le prêtre dépose le calice et le diskos (la patène) des mains du diacre et les place sur l'Autel. Il enlève les voiles de la patène et du calice, les plie et les place sur l’autel en disant à voix basse :

Prêtre: Le noble Joseph descendit du bois ton Corps très pur, l’enveloppa d’un linceul immaculé et le déposa couvert d’aromates dans un sépulcre neuf. Dans le tombeau par ton corps, dans les enfers par ton âme, comme Dieu au paradis avec le larron, tu étais sur le trône avec le Père et l’Esprit, ô Christ qui remplis tout et qu’aucun lieu ne peut contenir.

Prêtre: Porteur de vie, plus resplendissant en vérité que le paradis, plus étincelant qu'aucune demeure royale, tel nous est apparu, ô Christ, ton tombeau, source de notre résurrection.

Grande Entrée durant une divine Liturgie célébrée à Kiev

EXPLICATION SUR LES DEUX ENTRÉES

Les deux Entrées que comprend la Liturgie, la petite et la grande, désignent l'arrivée du Christ dans le monde pour y prêcher, aussi bien que sa marche en avant vers la Passion volontaire. Il en est de même des deux processions solennelles dont parle l'Apocalypse. La première a lieu après le triomphe dans le ciel ; le roi victorieux, le Fils de l'homme, l'Agneau, vêtu de blanc, l'épée à double tranchant dans sa bouche, vient dans le monde, montant un cheval blanc, comme ses fidèles serviteurs qui l'escortent. 

Lors de la petite Entrée, ce cortège n'est autre que la procession solennelle des prêtres, précédée du diacre qui porte l'Évangile, la parole de Dieu, ce glaive à deux tranchants dont parlait l'Apôtre, cette parole de Dieu qui exhorte les croyants à recevoir la sagesse dignement et en se tenant debout. 


À la fin de l'Apocalypse, la deuxième procession est décrite marchant, en sens inverse de la première, donc allant de la terre au ciel. La nouvelle Jérusalem est descendue des cieux ; le monde est transformé; les rois de la terre s'avancent, apportant leurs richesses et leur gloire, ils franchissent les portes ouvertes. Venant ainsi de la terre au ciel, la procession introduit ses précieuses offrandes à l'intérieur du lieu très saint. 

Dans la liturgie, les prêtres prennent sur la table annexe (l'autel de la Proscomédie) où tout est préparé, les vases sacrés, la croix et la cuillère, et ils les portent, aux accents solennels de l'hymne des chérubins, jusqu'au trône de Dieu, tandis que l'édifice divin se remplit de nuages d'encens, symbole du triomphe ; le tout afin que, dans le Saint des Saints le vainqueur de la mort soit « élevé sur des lances ». Lorsque, ensuite, le prêtre recouvre de l' « aër » le disque et la coupe, le pain sacré et le vin, sur la table de l'Autel, il prononcé ces mots : « Le noble Joseph descendit de la croix ton corps immaculé, l'enveloppa d'une toile de lin pur, avec d'odorants aromates et le déposa dans un sépulcre neuf. » L'Agneau, qui a été immolé en sacrifice mais qui vit éternellement et vient sans cesse à nous, a fait descendre le Ciel sur la terre et l'éternité dans le temps.

Quelle merveilleuse association de l'eschatologie et du présent ! Le Voyant, l'Apôtre Saint Jean voit déjà venir le Seigneur, non pas à la fin des temps mais maintenant ; le Christ est d'ores et déjà au milieu de nous. « Vois, je viens bientôt », lui dit le Seigneur (Apoc., 22, 7, 13).

Nous observons la même association de la Fin des Temps avec les faits de l'Histoire, dans la procession pascale nocturne qui fait le tour de l'Église - ou mieux, même vision de l'avenir définitif, saisie à travers les faits de l'Histoire qui y trouvent leur résultat éternel. La nuit, symbole de ce monde, et la nuit d'il y a presque deux mille ans, celle que le Christ a passée étendu au tombeau, ces deux nuits viennent se transposer l'une dans l'autre. Le souvenir des femmes et des apôtres courant en hâte au Sépulcre du Seigneur s'est uni à la vue de la fin, alors que les vierges vont à la chambre de l'Époux. Ici tombeau et chambre nuptiale ne font qu'un. La fin et le passé, cette ombre de la fin non encore arrivée, ne sont pas séparables l'un de l'autre. L'éternité a pénétré dans le temps.

Métropolite Séraphim.
L'Église orthodoxe. Payot, 1952. p. 164-181.

03/12/2018

Entrée au Temple de la Mère de Dieu


Litie ton 4
En ce jour la Mère de Dieu,  temple où Dieu se laisse limiter,  est présentée au Temple du Seigneur et Zacharie la reçoit;  en ce jour exulte le Saint des saints  et le chœur des Anges célèbre mystiquement cette fête;  avec eux fêtons aussi la solennité de ce jour,  comme Gabriel nous écriant:  Pleine de grâce, réjouis-toi,  le Seigneur est avec toi,  lui qui possède l'abondance du salut. 

NOTES EXPLICATIVES: 

Pourquoi l'Eglise célèbre-t-elle la Présentation de la Nativité de la Mère de Dieu le 4 Décembre alors que normalement, cette fête doit être célébrée le 22 Novembre (ceci étant vrai pour toutes les fêtes: Noël...).

Contrairement à ce qu'il y paraît, l'Eglise célèbre bien cette fête (comme celle de Noël) aux "bonnes dates": le 22 Novembre (Pour la présentation de la Mère de Dieu au Temple) et le 25 Décembre (pour Noël).

Il y a seulement l'utilisation de deux calendrier différents qui donne lieu à un décalage apparent à cause de ce qu'un certain nombre d'Eglises Orthodoxes gardent le calendrier du temps du Christ et n'en n'ont pas changé depuis les temps de la venue du Christ sur la terre.

L'occident, quant à lui, a décidé d'adopter, au XVIème siècle, un nouveau calendrier, en décalage avec le calendrier du temps du Christ (calendrier Julien).

en effet, un nouveau calendrier (appelé calendrier "grégorien") a été adopté par le pape Grégoire XIII, dans la bulle pontificale « Inter gravissimas » du 24 février 1582. Jusque là, toute la chrétienté occidentale et orientales utilisaient le calendrier du temps du Christ (calendrier julien). Ce nouveau calendrier (grégorien) est celui qui est utilisé dans notre monde civil.

L'utilisation du calendrier traditionnel de l'Eglise Orthodoxe (calendrier du temps du Christ: calendrier julien) fait qu'en raison de l'utilisation du calendrier civil (calendrier grégorien*) les Vigiles de cette fête sont célébrées le 3/4 Décembre au soir. Le 3/4 décembre civil correspond en effet au 21/22 Novembre du calendrier ecclésiastique (du temps du Christ).

Pourquoi l'Eglise fait-elle toujours commencer un jour liturgique la veille au soir?

Un jour Liturgique, selon la Tradition la plus sûre, commence toujours la veille au soir. Pourquoi, parce que selon la Sainte Ecriture, il en est ainsi: "Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le premier (, second, troisième....) jour. (lire le récit de la création du monde dans le Livre de la Genèse). Liturgiquement, le jour liturgique commence à la proclamation, à l'Office de Vêpres, du prokimenon (succession de versets et de refrains bibliques).


RAPPEL: VIGILES DE LA FÊTE DE L'ENTRÉE DE LA MÈRE DE DIEU
(Vêpres, Matines, Prime)

LE 3 DÉCEMBRE 2018
A 17H00

LE 4 DÉCEMBRE 2018
A 8H00: Divine Liturgie


Понеділок, 3 грудня 2018

Всенічна о 17.00


Вівторок, 4 грудня 2018 р

Божественна літургія о 10.00

CHAPELLE MONASTIQUE SAINT JEAN CASSIEN
2, RUE BRIFFAUT
13005 MARSEILLE

28/11/2018

Carême de la Nativité


CARÊME DE LA NATIVITÉ

L'abstinence alimentaire au Service de la vie spirituelle

Le Carême de la Nativité (Noël) commence aujourd'hui et dure 40 jours — jusqu'à la fête de la Nativité du Seigneur (le 7 janvier, selon le calendrier civil qui correspond au 25 Décembre du calendrier ecclésiastique).

Sur le plan spirituel

Rappelons la modalité des Carêmes et des jeûnes dans l'Eglise Orthodoxe: Un jeûne doit TOUJOURS être baigné dans une vie de prière plus soutenue qu'à l'ordinaire (à l'église, en famille, en groupe, personnelle...). Il doit être l'occasion d' une mise en retrait du rythme et surtout de l'esprit du monde. Il permet de faire le point sur sa relation avec Dieu; DE RETROUVER DIEU. Il permet de lutter contre ses passions mauvaises qui font tomber dans le péché.

Le jeûne alimentaire doit ainsi être accompagné du jeûne des sorties et des repas mondains (où les conversations font souvent tomber dans le mal), de la télévision et d'internet. 

Le jeûne permet d'approfondir sa vie spirituelle ou de la remettre en route.

Quelques exemples de remise en route de sa vie spirituelle:
  • Règle de prière (prières du matin et du soir): remise en route de la prière en famille. Qualité de sa prière (prière plus attentive; faire ses signes de croix et ses métanies avec une piété renouvelée...)
  • Sacrement de confession
  • Assistance aux Offices à l'église (Divine Liturgie
  • Invocation du Nom de Jésus ("Seigneur, Jésus-Christ, Fils de Dieu, prends pitié de moi pécheur)
  • Lecture de la Parole de Dieu (Bible) (absolument nécessaire!)  avec les explications des saints Pères (cliquer sur chaque ligne):

Sur le plan alimentaire

Le Carême de Noël est moins rigoureux que le Grand carême, car le poisson est autorisé tous les samedis et dimanches et aussi certains jours de fête lorsqu'ils tombent sur un mardi ou un jeudi.

La viande et les produits d'origine animale (à l'exception du poisson) sont donc proscrits pendant ces 40 jours.

Quelques apophtegmes des Pères

" On disait d'abba Paul qu'il passait le carême avec une petite mesure de lentilles et une petite cruche d'eau. "

" Abba Sylvain et son disciple Zacharie se rendirent un jour dans un monastère. On les fit manger un peu avant de prendre la route. Et lorsqu'ils furent dehors, son disciple trouva de l'eau sur le chemin et voulut boire. Abba Sylvain lui dit : " Zacharie, c'est jeûne aujourd'hui. " Celui-ci lui dit : N'avons nous pas mangé, père ? " Le vieillard répondit : " Cette nourriture venait de la charité ; mais nous, gardons notre propre jeûne, mon enfant. "

" Abba Hypéréchios dit : " Il est bien de manger de la viande et de boire du vin et de ne pas manger la chair de ses frères en parlant contre eux. "

" Un autre vieillard se rendit chez l'un des vieillards. Celui-ci fit cuire quelques lentilles et lui dit : " Faisons une brève synaxe. " Et il récita jusqu'au bout tout le psautier, et l'autre les deux grands prophètes. Le matin venu, le visiteur s'en alla et ils oublièrent la nourriture. "

" Une fois que l'on proclamait à Scété le début du carême, un frère alla en informer un grand vieillard, lui disant : " Abba, les jeûnes sont arrivés. " Le vieillard lui dit : " Lesquels, mon enfant ? " Le frère lui dit : " Les jeûnes du carême. " Alors le vieillard lui répondit : " En vérité, mon enfant, les jeûnes dont tu parles, voici cinquante ans que je ne sais ni quand ils commencent, ni quand ils finissent ; mais tout mon temps est pour moi un temps de jeûne. "

(tirés de " Les apophtegmes des Pères ", sources chrétiennes N° 387, Le Cerf, 1993 Paris).

26/11/2018

Le Dimanche, un jour comme les autres?


Le Dimanche : un jour comme les autres ?

Texte en version imprimable à la fin de cet article

Le Dimanche est le premier jour de la semaine. Les Grecs et les romains l’appelaient « jour du soleil » (Dies Solis), depuis qu’ils avaient donné à chaque jour de la semaine, le nom des sept planètes :

- Dimanche : dies Sōlis, (jour du soleil)
- Lundi : dies Lūnae, (jour de la lune)
- Mardi : dies Martis, (jour de mars)
- Mercredi : dies Mercuriī, (jour de mercure)
- Jeudi : dies Jovis, (jour de jupiter)
- Vendredi : dies Veneris, (jour de vénus)
- Samedi : dies Saturnī , (jour de saturne)

Les chrétiens orthodoxes d’occident, nos ancêtres dans la Foi (puisque tout l’occident, jusqu’au schisme de 1054 confessait la Foi orthodoxe, y compris les papes de Rome), ont toujours appelé le Dimanche « Dies Domini » ("Jour du Seigneur", "du Maître"). Pourquoi ? Parce que c’est le jour durant lequel s’est accompli le plus grand mystère de notre Rédemption : la triomphante Résurrection du Sauveur, survenue « In prima Sabbati » (1), c’est-à-dire, « le premier jour après le samedi », encore appelé dans la sainte Ecriture : « premier jour de la semaine ».

C’est pour cette raison que les chrétiens orthodoxes appellent justement chaque dimanche « Jour de la Résurrection », car en effet, chaque dimanche est un écho de la fête de la Résurrection du Seigneur Jésus-Christ.

Comme ce grand Mystère de la Résurrection de Jésus-Christ, le troisième jour après sa sainte crucifixion est le fondement sur lequel repose toute notre Foi orthodoxe, le Seigneur a voulu que, tous les huit jours nous en renouvelions la mémoire.

Dans l’Évangile en effet, nous pouvons remarquer les nombreuses marques de cette volonté du Seigneur Jésus-Christ.

Saint Jean a bien remarqué que "le huitième jour après Pâques" (2), les Apôtres étaient assemblés pour la prière, lorsque le Sauveur se présenta à eux, et convainquit Thomas, l’Apôtre incrédule, de la vérité de la Résurrection, en lui montrant Ses plaies. 

Le Fils de Dieu voulait apprendre à Ses Apôtres par cette apparition ce jour-là, (et ce, avant même que de les instruire par Ses paroles) que ce premier jour de la semaine devait être désormais un jour solennel pour Son Peuple, pour Son Eglise. Il devait désormais être un jour consacré au Culte chrétien. Ce jour-là, Il faisait la promesse de répandre sur les fidèles en assemblée, tous les trésors de Sa Grâce divine, de Sa Lumière et de ses bénédictions.  Pour recevoir ces grâces, les fidèles devaient veiller à sanctifier ce jour (c'est à dire à le mettre à part pour rendre saint) par la participation aux offices de l’Eglise (3) et à la divine Liturgie, par la pratiques des œuvres saintes (la prière, l’étude…) et celle de la charité fraternelle. 

Pour le chrétien orthodoxe, il ne fait pas de doute que le Sauveur, après la Résurrection, a instruit Ses Apôtres sur tous les points de la Foi et a formé Son Eglise pendant tout le temps où Il se manifestait encore visiblement avec eux sur la terre (4). 

C’est à ce moment qu’Il leur enseigna que le « jour de la Résurrection » devait succéder à l’ancien sabbat judaïque, comme la Loi nouvelle (celle du Nouveau Testament) devait succéder à l’ancienne (celle de l’Ancien Testament). 

En effet, l’Ancienne Loi avait été donnée par Dieu pour éduquer et former Son Peuple à accueillir, au temps voulu par Lui, la venue du Messie, Sa Loi et Ses Mystères nouveaux et éternels. Ainsi, toutes les cérémonies légales de l’Ancienne Alliance allaient être renouvelées en Jésus-Christ, le Verbe de Dieu. 

Le septième jour de la semaine avait donc été jusque-là pour les juifs, la mémoire du repos de Dieu au septième jour après l’ouvrage de Sa création (5)

Le Seigneur Dieu voulait donc désormais que le premier jour de la semaine soit fêté avec piété par les Enfants de Son Eglise, en mémoire de la Résurrection du Christ et en mémoire (pour ainsi dire) de son repos, après avoir accompli le grand ouvrage de la Rédemption de tous les Hommes.

Le Nom de dimanche ou jour dominical est en fait presque aussi ancien que l’Eglise. En effet, il se trouve employé dans l’Apocalypse : « Je fus en Esprit, dans la journée dominicale, dit saint Jean, et j’entendis derrière moi une grande Voix, comme d’une trompette disant : Ce que tu vois écris-le dans un livre… » (6)

Le Saint Apôtre Paul passant par Troade en Phrygie pour aller à Jérusalem, ne manqua pas de se rendre, le premier jour de la semaine, c’est-à-dire le dimanche, dans l’assemblée des Fidèles. Il y prêcha, il y fit des prières, il y offrit les Saint Mystères et distribua les Saints-Dons (la communion) à tous. 

« … Et le premier jour de la semaine, lorsque nous étions assemblés pour la Fraction du Pain, Paul qui devait partir le lendemain, leur fit un discours, et il prolongea le discours jusqu’à minuit.  Or il y avait beaucoup de lampes dans la chambre haute où nous étions assemblés ». (7)

Personne n’ignore que par la « Fraction du Pain », on entend toujours, dans l’Ecriture, la célébration des Saints Mystères (divine Liturgie). Le Nouveau Testament  l’atteste avec clarté : « La nuit qu’Il fut livré, Jésus rompit le pain » (8). 

Ce fût en l’accomplissant devant les pèlerins d’Emmaüs, que le Seigneur se fit connaître à eux « Et ils le reconnurent à la fraction du pain. ».(9)  

L’assemblée des fidèles en ce premier jour de la semaine, dans un lieu orné et éclairé par une multitude de lampes pour y assister aux Saints Mystères, pour y communier, et pour y entendre la Parole de Dieu, témoigne des pratiques de ces premiers chrétiens pour la célébration du saint jour du dimanche.

« Au jour du dimanche que vous appelez « jour du soleil » -dit saint Justin Martyr (2ème siècle)-  tous ceux qui sont demeurent dans les villes ou à la campagne, s’assemblent en un même lieu. On y lit les écrits des Apôtres ou les livres des Prophètes, autant que le temps le permet. Le Lecteur ayant fini, le prêtre ou l’évêque qui préside fait une exhortation pour encourager à pratiquer ce qu’ils ont entendu. Nous nous levons ensuite pour prier tous ensemble. La prière finie, on offre le pain, le vin et l’eau. Après la consécration, le prêtre donne la communion à ceux qui sont présents, et les diacres portent à ceux qui n’ont pas pu y assister, la divine eucharistie. Enfin, avant que de se séparer, ceux qui ont de quoi contribuent selon leur volonté au soulagement des pauvres, à la délivrance des prisonniers. » (10)

Telle était la célébration du saint jour du dimanche dès ces premiers temps de l’Eglise : on se rendait en foule de toute parts à l’église ; on y assistait aux Saint Mystères, tous y communiaient ; on y entendait la prédication ; on exerçait la charité fraternelles ; on y passait le jour à lecture de livres saints et à la prière.

La Loi divine de sanctifier le dimanche, c’est-à-dire de le rendre saint reste toujours actuelle ! Les chrétiens orthodoxes sanctifient-ils encore ainsi le dimanche ?...

Le Saint Martyr Ignace, disciple des Apôtre écrivait ceci aux chrétiens de son temps: « Mes Frères,(…) Il convient donc de ne pas seulement porter le nom de chrétiens, mais de l'être aussi (…) ; vous n’êtes plus obligés d’observer le jour du Sabbat ; mais vous êtes absolument obligé d’observer et de sanctifié par des actes de piété les plus parfaits le saint jour du Dimanche » (11)

Saint Denis de Corinthe, saint Clément d’Alexandrie, Tertullien, saint Cyprien de Carthage et les autres saints Pères, dans les tous premiers temps de l’Eglise sont tous et chacun des témoins de cette Tradition apostolique et de l’observation fidèle, de la ferveur, du zèle, de la piété avec lesquels le Dimanche était rendu Saint et célébrés par les Enfants de l’Eglise.

La sanctification du dimanche était si religieusement observée par les premiers chrétiens qu’elle semblait marquer profondément l’esprit des païens. Cela était tellement vrai que les magistrats demandaient souvent aux chrétiens s’ils s’étaient trouvés à l’église le dimanche, comme si toute la Foi chrétienne était contenue dans la sanctification du Dimanche.

 « Oui, je suis chrétienne s’écriait la généreuse sainte Victoire avec le généreux Thélica et plusieurs autres martyrs ;c’est parce que je suis chrétienne que j’ai observé le saint jour du dimanche, et que je me suis trouvée dans l’assemblée des Enfants de Dieu, et que j’ai assisté à la célébration de nos divins Mystères. Nous n’avons aucune hésitation à célébrer le saint jour du Dimanche, parce qu’on ne peut s’en dispenser sans pécher. La Loi de Dieu l’ordonne, et cette même Loi nous apprend comment nous devons l’observer. Et combien même cela devrait nous coûter la vie, nous observerons, nous sanctifierons ce saint jour. »

« Ignores-tu, disais Félix au Proconsul Anulin, que c’est dans la célébration des Mystères sacrés, et dans l’observation très fidèle du Dimanche, que le chrétien confesse solennellement sa Foi, et que cette fidèle observation du Dimanche est une preuve éclatante de la Foi des fidèles ?

-Je ne te demande pas si tu es chrétien, disait ce Juge au saint Martyr ; mais si tu as observé le Dimanche ! »

Aujourd’hui, les habitudes irréligieuses avec lesquelles la plupart des Chrétiens profanent aujourd’hui ce saint jour, peuvent-elles être une preuve de la pureté de leur Foi et de la sainteté de leur conduite ? Qu’il regardent celles de leurs pères dans la Foi.
Théophile d’Alexandrie (4ème-5ème siècle) insiste sur la solennité avec laquelle un chrétien est obligé de célébrer ce saint jour.

La Loi divine, l’usage chrétien, l’importance des offices du Dimanche, tout demande que nous honorions ce jour comme un écho de la Résurrection du Christ, comme étant vraiment le jour du Seigneur, et que nous le préparions et le célébrions comme une fête solennelle. De nombreux conciles locaux rappelle que ce jour est solennel et plus vénérable que tous les autres.

Une des premières lois que publia l’Empereur Constantin après sa conversion au Christ fut d’ordonner que le Dimanche serait célébré à travers tout l’empire romain, avec une exactitude et un faste particulier ; déchargeant tous les soldats romains ce jour-là, de toute fonction militaires ; ordonnant même, par un second édit, que le soldats païens sortent en pleine campagne ce jour-là, pour faire tous ensemble au seul vrai Dieu, la prière qui Lui était due, voulant que le dimanche soit révéré et religieusement observé par tous les Peuples qui lui étaient soumis. 

Ainsi, comme on peut le voir, la solennité du saint jour du dimanche a toujours été regardée comme un devoir spirituel des plus essentiels, comme une loi sacrée pour tous les fidèles. 

Dieu qui est Maître souverain de toute chose, aurait pu exiger que tous les jours de la semaine soient consacrés au culte divin ; et cependant, dans l’ouvrage de Sa Création, Il ne S’est réservé qu’un seul jour et Il veut que ce jour du Dimanche soit tout entier passé à Son Service.

Non seulement, toute œuvre humaine (commerce, échanges commerciaux, travail par lequel on gagne sa vie) est interdite par Dieu (cf commandement de Dieu à propos du saint Jour), mais Dieu veut que le jour du Dimanche soit tout entier rendu saint par l’exercice de la Foi, de la prière, de la Liturgie,  des œuvres spirituelles et des bonnes œuvres. 

Saint Théodore de Canterbury (7ème siècle) dit qu’au jour du Dimanche, on n’allait pas en mer, on ne montait pas à cheval, on ne faisait aucune déclaration ou œuvre publique, on ne montait pas en voiture sauf pour conduire à l’église ceux qui ne pouvaient y aller à pied, on ne cuisait pas le pain, on ne partait pas en voyage.

L’obligation de chômer le Dimanche a la même force que celle de l’ancien sabbat des juifs.

Durant fort longtemps, la solennité du Dimanche ( et par conséquent la cessation de toute œuvre du monde ce jour-là) commençait depuis la Vigile du Samedi soir jusqu’au Dimanche soir, à l’exemple des juifs à qui Dieu avait ordonné d’observer le Sabbat, depuis la veille au soir jusqu’au lendemain soir.

Cela vient du fait que, dans la Sainte Ecriture, le jour créé par Dieu commence la veille au soir. Le Livre de la genèse, sans son premier chapitre, enseigne en effet : « Il y eut un soir, il y eut un matin, ce fut le premier jour, le second jour » etc… 

Le jour spirituel, le jour véritable ne commence donc pas à partir de l’aube, mais à partir du coucher du soleil. Pourquoi ? Parce qu’après la nuit vient le jour, après les ténèbres, la lumière ; après la Croix, la Résurrection ; après notre mort, la vie avec Dieu.

Les chrétiens, comme les juifs, se montraient donc très stricts à respecter le jour du Seigneur, à le Sanctifier, c’est à dire « mettre à part », de faire entrer ce monde terrestre dans la dimension de Dieu.

Ainsi, dans l’ancien Occident orthodoxe, dès la Vigile du Samedi soir qui ouvrait le jour du Dimanche, tout œuvre du monde cessait pour entrer dans le temps infini de Dieu, dans Sa Lumière de Résurrection, dans la Lumière de Sa Vie.

En ces temps anciens, les magistrats de Police, conformément aux Saints Canons de l’Eglise et aux ordonnances des Princes, étaient si attentifs à faire observer cette Loi qu’au son de la cloche annonçant les Vigiles du Dimanche, on voyait se fermer toutes les boutiques.

L’Office du Samedi soir (qui ouvrait donc le jour du Dimanche) commençait par les Vêpres et continuait par un office de toute la nuit ; ce qui fait qu’on la passait entièrement à l’église : c’est ainsi qu’on sanctifiait, qu’on rendait Saint le Dimanche, selon l’ordonnance de Dieu. L’Eglise Orthodoxe a gardé cette coutume. Regardons combien notre Foi s’est affadie ! C’est avec peine si les chrétiens vont à l’église seulement pour assister à) la divine Liturgie ce jour-là !

Chrétiens, nous ne sommes pas seulement dans l’obligation spirituelle de cesser les œuvres du travail le Dimanche ; mais nous devons le rendre Saint par l’assistance à la divine Liturgie, par nos prières, nos lectures pieuses seul, en famille ou en communauté, et par nos bonnes œuvres envers autrui. Le Dimanche doit avoir du goût : celui de la prière, de l’Amour pour Dieu et pour le prochain.

C’est encore pour marquer la solennité de ce jour Saint du Dimanche que l’Eglise assouplit le jeûne ce jour-là, en autorisant l’huile et le vin et parfois le poisson pendant les périodes de Carêmes. 

En effet, comme le dimanche est l’écho perpétuel du Dimanche de la Résurrection, l’Eglise veut que rien n’entrave la joie de ce Mystère dans nos âmes.
L’usage de prier debout le jour de Pâque, tout le temps pascal comme chaque dimanche se comprend si nous lisons le passage de l’Epître du Saint Apôtre Paul : « Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d'en haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu. Affectionnez-vous aux choses d'en haut, et non à celles qui sont sur la terre ». (12)

Prier debout le Dimanche, manifeste que nous sommes ressuscités avec le Christ (Col. 3 :1), et de ce fait, elle est une ordonnance de l’Eglise pour tous les Enfants de l’Eglise.
Tout ce que nous venons d’exposer sur l’institution, la solennité et la sainteté du Dimanche devrait nous faire profondément réfléchir ; d’autant que ce jour est actuellement attaqué par l’ouverture des magasins et par toutes les facilités mondaines offertes ce jour-là. Bien sûr, le bon sens, la prudence et la juste mesure oblige à l’exercice de certains métiers ce jour-là (santé, ordre public, sécurité…) ; mais n’est-ce pas HONTEUX pour un chrétien de passer égoïstement le Dimanche, pire qu’un païen qui ne connaît pas Dieu, dans sa maison, à se divertir, à prendre soin de sa personne, à s’occuper égoïstement  des siens et de ses affaires mondaines (achats…) sans prendre même conscience de Dieu et du culte qui Lui est dû ? N’est-ce pas une preuve de grande ingratitude et de mépris envers Celui qui a tout fait pour nous et veut nous faire écouter Sa Parole et donner Sa Grâce divine par son Corps et Son Sang ?

Jésus dit : «Un homme organisa un grand festin et invita beaucoup de gens. A l'heure du festin, il envoya son serviteur dire aux invités: Venez, car tout est déjà prêt. Mais tous sans exception se mirent à s'excuser. Le premier lui dit: J'ai acheté un champ et je suis obligé d'aller le voir, excuse-moi, je t'en prie. Un autre dit: J'ai acheté cinq paires de boeufs et je vais les essayer, excuse-moi, je t'en prie. Un autre dit: Je viens de me marier, c'est pourquoi je ne peux pas venir. A son retour, le serviteur rapporta ces paroles à son maître. Alors le maître de la maison, en colère, dit à son serviteur: Va vite sur les places et dans les rues de la ville et amène ici les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux. Le serviteur dit: 'Maître, ce que tu as ordonné a été fait et il reste encore de la place. Le maître dit alors au serviteur: Va sur les chemins et le long des haies, et ceux que tu trouveras, oblige-les à entrer, afin que ma maison soit remplie. En effet, je vous le dis, aucun de ces hommes qui avaient été invités ne goûtera de mon festin.» (Lc 14 :16-24)

Chrétiens Orthodoxes du 21ème siècle, cette question nous est posée : Sommes-nous ces invités au Festin qui avons mieux à faire que de nous occuper de Dieu ? Face au témoignage des premiers chrétiens qui passaient leur nuit en prière, ne rougissons-nous pas de la faiblesse de notre Foi ? Comment pouvons-nous oser nous dire chrétien orthodoxe alors que nous avons moins de piété qu’un infidèle ou un païen. Si les chrétiens orthodoxes avaient Foi dans la Réalité de la divine Liturgie, ils seraient prêts à toutes les folies pour passer le Dimanche à l’église et participer au Festin de Vie, de Lumière, de pardon et d’éternité.

Chrétien Orthodoxe Avons-nous conscience que l’Eglise est notre vraie famille et que l’église, comme bâtiment est notre vraie maison à tous ?

Rendons Saint le dimanche par notre venue à l’église en famille, par notre prière personnelle, par la lecture de la Sainte Ecriture, des Saints pères, celle de la vie des Saints. Faisons-nous du bien à notre prochain ce jour-là !

Aujourd’hui, ce Saint jour est grandement profané et de ce fait, il ne peut plus être une source de bénédictions pour nos vies, pour nos familles, pour notre pays. Le Dimanche est devenu un jour d’esclavage et de médiocrité mondaine, un jour de servitude par le travail, les achats, les divertissements du monde. Qu’est-ce que tout cela face à l’éternité qui nous attend ? Lorsque nous nous rendons à l’église, c’est pour assister rapidement à Liturgie, avec le bruit du monde dans l’âme. 

C’est ce bruit  qui est la source de notre impatience spirituelle et qui fait que nous sommes incapables d’accueillir, de laisser pénétrer la Parole de Dieu dans nos âmes ; que nous sommes incapables de nous présenter tels que nous sommes devant Dieu pour qu’Il nous guérisse, nous relève et nous donne Sa paix et Sa Force.

Entrons en nous-mêmes et réfléchissons : Nous que le Seigneur appelle « le sel de la terre », c’est-à-dire ce qui donne goût, ce qui conserve ; que faisons-nous du dimanche et donc de notre âme ce jour-là ? N’est-ce pas pour beaucoup de chrétien qui sont entrés dans la logique, dans la dynamique du monde, un jour de divertissement, d’achats, de détentes qui n’ont rien à voir avec Dieu et la vie qu’Il nous offre ?

Beaucoup de chrétiens s’étonnent que leurs prières ne soient plus exaucées, que le flot des bénédictions se tarit pour leur vie, pour leur famille, pour leur pays, pour le monde ; mais jamais ils ne se posent la question de savoir pourquoi ; et si cela ne serait pas lié à la terrible profanation du Dimanche qui devrait être tout naturellement un temps de rencontre et de communion avec Dieu.

Relisons attentivement ce que le Christ enseigne, sans aucun compromis ou laxisme dans l’Evangile de Saint Matthieu :
« Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on? Il ne sert plus qu'à être jeté dehors, et foulé aux pieds par les hommes. Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée; et on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu'ils voient vos bonnes œuvres, et qu'ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir. Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu'à ce que tout soit arrivé. » (Mat. 5 :13-18)

La pratique du dimanche est une lumière et une manifestation de Sainteté pour le monde. Si nous ne le comprenons pas, si nous ne changeons pas radicalement d’attitude, c’est qu’il trop tard pour nos âmes, pour nos familles pour notre pays. A nous de savoir si nous voulons être le sel de la terre, ou si nous voulons que notre Foi chrétienne et nos âmes soient foulées aux pieds par les nations et les fausses religions.

Beaucoup s’étonne, s’offusque, se désespère de l’apostasie générale, de l’abandon du Christ, de la montée des fausses croyances et des fausses religions en France, sans jamais se questionner sur leur propre conduite, sans jamais réaliser le pouvoir qu’ils ont de sanctifier, c’est-à-dire de rendre Saint et lumineux, pour Dieu, pour leur vie et celle du monde un seul jour de la semaine. 
Posons la question en toute vérité : Quelle est notre priorité dans la vie ? Quel est le but de notre vie ? Si c’est égoïstement nous-mêmes, notre famille, notre divertissement et notre compte en banque, alors nous n’avons rien compris au Message du Christ.

Avec le Christ nous grandissons, sans le Christ, nous pourrissons. Il en est de la vie spirituelle exactement comme d’un combat pour la santé et contre la maladie. Il n’y a aucun moyen terme avec la gangrène : si nous l’accueillons, elle nous gagnera tout entier. 
Ainsi, soit nous sommes du côté de la Vie, c’est-à-dire du côté du Christ, soit nous sommes du côté du monde et de ses valeurs matérielles, païennes et humanistes, ces gangrènes spirituelles qui désagrègent et délitent peu à peu les vies, les consciences, les familles et la société.
Pour retrouver l’authenticité de la vie, de notre propre vie par laquelle une famille et une société peut se construire, il faut savoir revenir énergiquement à nos propres racines. 

En ces temps d’affaissement spirituel et moral général, nous n’avons pas d’autre choix que de réaffirmer le Christ Sauveur de tous, dans nos propres existences. Ne cherchons pas à changer le monde : commençons d’abord par nous changer, avec la Grâce de Dieu. Si nous chrétiens orthodoxes, Enfants de l’Église du Christ ne le faisons pas, soyons infailliblement certains que nous deviendront le sel sans goût dont parle le Christ ; passant le jour de Dimanche, jour de la Lumière de la victoire du Christ sur la mort et les ténèbres dans des divertissements païens (shopping, jeux, vidéos, sport à outrance, divertissements mondains de la télévision).

Ne soyons pas une honte pour Celui qui a donné Sa Vie pour nous et qui veut nous la donner en abondance. Soyons un Peuple Saint, le sel de la terre et la lumière du monde. C’est par le Dimanche, en commençant par le Dimanche, jour donné par Dieu pour aller à Sa Rencontre, que nous reprendrons consciences de ce que nous sommes authentiquement, dans les profondeurs de notre être.

Terminons sur ces mots du Saint Apôtre Pierre qu’il adressait aux premières communautés chrétiennes : Soyons attentifs !

« Frères, désirez, comme des enfants nouveau-nés, le lait spirituel et pur, afin que par Jésus-Christ vous croissiez pour le salut,  si vous avez goûté que le Seigneur est bon. Approchez-vous de Lui, pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse devant Dieu; vous-mêmes, comme des pierres vivantes, édifiez-vous pour former une maison spirituelle, un saint sacerdoce, afin d'offrir des victimes spirituelles, agréables à Dieu par Jésus-Christ. Car il est dit dans l'Ecriture: Voici, je mets en Sion une pierre angulaire, choisie, précieuse; Et celui qui croit en elle ne sera point confus. L'honneur est donc pour vous, qui croyez. Mais, pour les incrédules, La pierre qu'ont rejetée ceux qui bâtissaient Est devenue la principale de l'angle, Et une pierre d'achoppement Et un rocher de scandale; ils s'y heurtent pour n'avoir pas cru à la parole, et c'est à cela qu'ils sont destinés. Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière, 10vous qui autrefois n'étiez pas un peuple, et qui maintenant êtes le peuple de Dieu, vous qui n'aviez pas obtenu miséricorde, et qui maintenant avez obtenu miséricorde. Bien-aimés, je vous exhorte, comme étrangers et voyageurs sur la terre, à vous abstenir des convoitises charnelles qui font la guerre à l'âme. Ayez au milieu des païens une bonne conduite, afin que, là même où ils vous calomnient comme si vous étiez des malfaiteurs, ils remarquent vos bonnes œuvres, et glorifient Dieu, au jour où il les visitera. » (Epître de Saint Pierre 1 Pie 2 :2-12)
________________________________________
(1) Jn (20:1)
(2) Jn (20:26)
(3) A partir du samedi soir, puisqu’il ouvre le jour liturgique
(4) En effet, entre l’espace de da Résurrection du Christ et de Son Ascension au Ciel, le Christ S’est manifesté à plusieurs reprises à ses Apôtres et Disciples, jusqu’à partager des repas avec eux. (Mt 28 :9-20), (Mc 16 :9-18), (Lc 24 : 36-49), (Jn 20 :11 à 21-25), (Ac 1 :1-8).
(5): (Gen. 2:2-3)
(6) Apoc. (1 :10-11)
(7) Actes (20 :7-8)
(8) (1 Co 11, 23)
(9) (Luc 24 :35)
(10) (Apologie 1- 65)
(11) Lettre du saint martyr Ignace aux magnésiens
(12) (Col. 3 :1-2)

TEXTE A IMPRIMER

01/11/2018

Halloween, Black Friday, Dimanches et jours de fêtes sacrifiés: Croyants ou Non-Croyants, par pitié: AGISSEZ !!!

La voie des méchants est comme les ténèbres;
Ils n'aperçoivent pas ce qui les fera tomber. 
(Prov. 4:19)

Hier, Mercredi 31 Octobre 2018, la fête d'Halloween -directement importée du monde anglo-saxon- a battu son plein en France. Un nouvelle fois, elle défraie la chronique.... Elle a été le prétexte à plusieurs violences urbaines : A Lyon en Essone (ou un policier a été aspergé d'acide par un mineur ); émeutes et incidents en maints autres endroits...

Violences à Lyon, hier soir, nuit d'Halloween, rue de la République, en plein centre ville.

QUI QUE VOUS SOYEZ,
 NOUS SOUHAITERIONS VOUS ADRESSER LES MESSAGES SUIVANTS...
A VOUS, CHRÉTIENS ORTHODOXES 
ET CHRÉTIENS DE TOUS HORIZONS
En surface: Halloween passe pour une fête inoffensive, un temps de divertissement pour les enfants...et pourtant...

Halloween passe aux yeux de beaucoup de chrétiens, pour une fête amusante et inoffensive où les enfants se déguisent en vampire ou en fantôme, sculptent des citrouilles et demandent des bonbons aux voisins. 

Pourtant, derrière cette façade de pacotille, une autre réalité existe, plus sombre et moins connue  du grand public. 

En profondeur: ce qui se passe la nuit d'Halloween

Le jour/nuit d'Halloween est une des dates incontournables pour les personnes qui sont impliquées dans les sciences occultes, la magie,  les religions et sciences occultes païennes, lucifériennes (WICCA et autre...) et le satanisme. 

Il faut savoir que, dans un certain nombre de ces cercles, de manière plus ou moins discrète, se déroulent durant la nuit d'Halloween (et à certaines dates très spécifiques comme les solstices) des sacrifices d'animaux, des invocations démoniaques, des profanations de lieux et de choses saintes jusqu'à des messes noires. C'est donc un flot de souffrances et d'abjections spirituelles qui se déverse ce jour/cette nuit là.

Cette affirmation n'est pas une invention, ni une affirmation hystérique de "la propagande cléricale" ou de la "théorie du complot", cherchant à susciter l'émotion, mais bien la réalité crue. Nous invitons nos lecteurs à effectuer eux-mêmes leurs propres recherches sur internet pour qu'ils constatent, ce qui se pratique ce jour/nuit là.  
A VOUS AGNOSTIQUES 
OU VOUS QUI NE CROYEZ PAS EN DIEU...
NOUS SOUHAITONS AUSSI DIRE:

Quelques soient nos choix spirituels, politiques ou philosophiques, nous formons de fait, tous ensemble, (parce que nous habitons un même pays, la France) une communauté humaine. 

Nous vivons en France: un pays magnifique qui a dans ses "gènes": du caractère, l'amour de la vie et de la beauté...Amour du terroir; attachement à la qualité des choses. L'amour du travail bien fait, effectué dans des conditions de travail dignes; l'attachement viscéral à la convivialité (familiale, amicale, associative: l'amour de la cuisine et des repas partagés en sont la meilleure preuve...).

La communauté humaine que nous formons ne peut que se déliter et moisir si, de manière volontaire et responsable, nous ne faisons pas NOUS-MÊMES, le tri des choses; si nous ne savons pas affirmer NOUS-MÊMES positivement ce que nous voulons pour un BIEN COMMUN.

Halloween, Black Friday...et plus largement l'actuel mode de consommation sont, dans leur philosophie, leurs fondements totalement étrangers à notre esprit, à nos gènes culturels, à notre culture locale française...et plus largement à une vie humaine saine et ordinaire.

Ces "événements/fêtes" qui nous sont imposés de l'extérieur (monde commercial et culturel anglo-américain), par le moyen du matraquages publicitaire (musiques, affiches, tv, internet, déco dans les supermarchés...) n'ont d'autres but que de servir des objectifs commerciaux atteints par l'incitation à une consommation compulsive. Ce seul fait devrait suffire à provoquer notre indignation, notre profond mépris et un refus extrêmement sec d'entrer dans ce "jeu".

L'esprit de consommation tel qu'il est vécu actuellement en France (avec son cortège d'organismes spécialisés dans les prêts), la promotion extrêmement agressive des plaisirs individualistes, de l'esprit de jouissance,  n'ont rien à voir avec ce que nous sommes comme êtres humains et comme peuple de vieille tradition, joyeux, sage et économe.

La vie doit avoir un autre but que la consommation ou l'exaltation de fêtes qui n'ont aucun sens.

Chez nous, en France, on aime les dimanche et les jours de fêtes passés ensemble à la maison, en paroisse, en famille; entre amis, en association. Pourquoi?! Parce que tout simplement c'est la vie! Nous n'avons pas vocation à vivre nos dimanches et jours fériés dans les zones commerciales: à faire les zombies  dans les rayons des hypermarchés....en ignorant que d'autres, forcés, travaillent pour cela!

Montrons que nous ne sommes plus des vaches à lait qu'on peut traire en toute  circonstance...Faisons en sorte que nos vies et celles de nos enfants ne tournent pas autour du futile, de l'éphémère, du "global sans visage": de la consommation et du gaspillage.

Montrons que, par notre façon de vivre ensemble notre identité culturelle, nous ne sommes pas un pays d'affadis, d'individualistes et de moutons qu'on conduit où l'on veut par les plaisirs achetés; que, d'une façon plus large (qui dépasse le simple cadre d'Halloween) nous refusons fermement de consommer sous n'importe quel prétexte; de consommer n'importe quoi, n'importe quel jour (dimanches, jours de fêtes)...à n'importe quelle heure du jour et de la nuit (via internet où son téléphone mobile)

AGISSONS

Chaque année, fêtons Halloween (et toutes ces fausses "fêtes" ou occasions) à notre manière: Faisons de cet/ces événements un FLOP culturel et commercial! 

Abstenons-nous d'acheter ce jour-là tous les produits en lien avec cette" fête" d'outre-atlantique (déguisements, friandises, gadgets ou objets de déco...). 

Abstenons-nous de nous rendre ou de permettre à nos enfants de se rendre aux événements qui sont liés à cette pseudo fête et organisons nous-mêmes autre chose en lien avec la vie et la joie de se retrouver ensemble.

Soyons capables de ressusciter ou d'inventer des manières de passer des moments ensemble;  où l'argent et la consommation compulsives ne sont plus le ticket d'entrée obligatoire de la "fête".

Si nous sommes capables d'être fermes et TENACES dans nos résolutions, la machine commerciale comprendra très vite où est son intérêt...et Halloween (et sa pression-obligation de dépenser) retournera d'où elle vient: dans la fosse sceptique!

Tout est bon pour vendre, acheter, consommer: 
délire fébrile de la consommation où même les nouveaux nés sont pris en otage. 
Black friday, halloween...: STOP!

Ce que nous espérons....
C'est que, dans le fond de leur conscience ou un petit coin de leur coeur:

Les français commencent sérieusement à se lasser de la religion de la consommation ( avec son vocabulaire anglo-saxon, fade, tellement "in and cool"!), qui les colonise, parasite leur nature profonde, les prive d'eux-mêmes et réduisent leur semblable à une forme d'esclavage plus ou moins consentie.

Réalisons par exemple, que lorsque nous faisons travailler les personnes le dimanches /jours de fête -hors métier d'urgence- nous les prenons en otages, en les privant du temps et de la liberté dont elles doivent pouvoir jouir ce qui fait leur dignité humaine (église, famille, amis, engagements associatifs...). 

Ces personnes qui travaillent ont, elles aussi besoin de souffler, de se reposer, de partager avec leurs semblables. Notre satisfaction, notre plaisir, notre besoin de détente et de consommer sont-ils au-dessus de leurs propres besoins?

Ces éléments mis les uns à côté des autres doivent nous poser de sérieuses questions sur l'actuel fonctionnement de notre société et l'état d'esprit que nous voulons laisser à ceux qui nous succèdent.

Que vous soyez croyants ou non, nous espérons que l'un ou l'autre de ces arguments éveillera une réflexion seul et en commun (famille, collègues de travail...). 

NE SUBISSONS PLUS, AGISSONS. Éduquons nos enfants dans l'amour d'un "mode de vie local" qui respecte la création, nos semblables, et qui fait la PROMOTION DU LIEN spirituel et/ou humain.

POUR FINIR

Familles chrétiennes, les soirs d'Halloween (+ dimanches et jours de Fêtes religieuses), zappez les activités de mort, et soyez dans la lumière de la Vie et le partage: Allez à l'église, priez et passez du temps en famille.

Familles non chrétiennes: Les soirs d'Halloween (+ dimanches et jours fériés), pourquoi ne pas affirmer votre liberté culturelle et financière? Abstenez vous de faire fonctionner la machine à fric ...soyez inventifs pour être heureux autrement.


Considère le chemin par où tu passes, et que toutes tes voies soient bien réglées;
N'incline ni à droite ni à gauche, et détourne ton pied du mal. 
(Proverbe biblique. Livre des Proverbes 4:26-27)
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